Transidentité = Maladie mentale

Depuis plus de 100 ans, la psychiatrie se penche sur cette question, sans pouvoir prouver que la transidentité est une maladie mentale. La psychanalyse, qui ne s’appuie pas à 100% sur la science, n’y est pas non plus parvenue.

Les personnes trans* ayant eu accès aux chirurgies de réassignation sexuelles ainsi qu’à l’hormonothérapie dans les 50 dernières années rapportent au contraire que leur dysphorie de genre a grandement diminué au fil de leur transition. (Bien sûr, de nombreuses personnes trans* choisissent de ne pas faire de transition médicale, mais une chose reste certaine: tous.tes ont vu leur qualité de vie augmenter significativement suite à leur »Coming-Out »).Par ailleurs, un bon nombre d’entre eux.elles, que ce soit avant, pendant ou après leur transition, ont pu faire des études de haut niveau et tenir des emplois comportant de nombreuses responsabilités ou nécessitant de solides connaissances dans le domaine concerné, ce qui est incompatible avec une maladie mentale.

La transidentité est souvent associée avec la maladie mentale en raison de la dysphorie de genre que certaines personnes trans* peuvent vivre. Cette dysphorie entraîne le développement de symptômes similaires à ceux de certains troubles mentaux, comme une dépression, des idées suicidaires, des sautes d’humeur, etc.

Bien entendu, il peut arriver que des personnes trans* présentent des signes de maladie mentale ou en soient atteintes, mais cela n’est alors pas du à leur transidentité. Il s’agit d’une pathologie qui cohabite avec la transidentité, tout comme on peut être schizophrène et avoir la grippe, ou bipolaire et avoir une jambe en moins, ou encore être dépressif et avoir un problème cardiaque…

La transidentité relève plus d’une forme de handicap, en quelque sorte, compte tenu de l’organisation binaire de la société. En effet, la discrimination dont les personnes trans* sont victimes au quotidien contribue à l’augmentation de leur stress minoritaire (stress lié au fait de faire partie d’un groupe marginalisé ou opprimé) et ainsi, à l’augmentation de leur dysphorie de genre et à la multiplication de leurs symptômes d’anxiété. Dans un autre type d’organisation de la société, par exemple, le modèle ternaire ou multiple, il n’y aurait sans doute pas le même problème avec la transidentité. Les personnes intersexes y trouveraient aussi probablement un meilleure confort de vie. Idem pour les autres personnes de la communauté LGBTQIAP2S+.