Transidentité = Intersexualité

D’un point de vue scientifique et selon l’état des connaissances actuel en la matière, rien ne permet de rattacher la transidentité à l’intersexualité, (terme qui paraît peu adapté, car il ne s’agit pas de sexualité mais d’un processus de développement chromosomique aboutissant à une modification de l’anatomie).

Dès la fécondation de l’ovule par le spermatozaïde, le sexe chromosomique est prédéterminé.  Il s’en suit une longue séquence de divisions cellulaires se terminant par la formation d’un foetus sexué, dont le sexe anatomique s’avère généralement être masculin ou féminin. Ce pendant, durant le développement embryonnaire, il arrive parfois que le sexe anatomique, sous l’action de divers facteurs comme les hormones, les médicaments pris par le parent durant la grossesse, la pollution, des gène(s) ayant un fonctionnement atypiques ou autre, se développe différemment. L’enfant peut alors naître avec des organes génitaux ambigus, des gonades assignées aux deux sexes »traditionnels » (mâle et femelle) ou avec toute autre différence liée à son développement anatomique ou endocrinien (hormones).

L’intersexualité n’est liée qu’à la transidentité dans la mesure ou un grand nombre d’enfants né.e.s intersexes ont subi (sans leur consentement) une chirurgie de réassignation sexuelle à la naissance, les poussant à entreprendre une transition plus tard dans leur vie. En effet, de nombreux médecins partout dans le monde décidaient, selon l’apparence des organes génitaux, du sexe et du genre de l’enfant et les opéraient presque tout de suite après leur naissance. Cette pratique est désormais illégale au Canada, car de nombreuses personnes intersexes ont dû transitionner vers leur genre désiré et réparer l’erreur de ces médecins, en plus de vivre avec les répercussions psychologiques et physiques de cette opération de naissance.