Il n’y a que 2 sexes

Tout dans la société occidentale est divisé selon les deux sexes biologiques majoritaires (mâle, femelle) auxquels la société a assigné deux sexes sociaux (homme, femme), puis deux genres (masculin, féminin). Cette organisation sexuée, qui prend comme source l’objectif de procréation, a produit une société hétéro-centrée et hétéro-normative au service des hommes (mâles). Toute personne qui ne correspond pas à ce classement sexué ou qui n’entre pas dans le rôle correspondant se voit marginalisée et exclue de la société.

L’exemple des personnes intersexes est assez éloquent. Avant les techniques modernes de chirurgie, on leur demandait de choisir un sexe et de s’y tenir sous peine d’être brûlé.e vif.

Les formules chromosomiques du sexe sont nombreuses. Pour illustrer mon propos, voyons celles que l’on trouve chez les humains à partir de leur gamètes:

3 x 6 = 18 formules possibles.
Si on inclue les mosaïques: 18 x 18 = 324 combinaisons possibles.
Même si ces cas de figures sont rares, voire très rares, on est très loin de ne retrouver que 2 sexes!

Ces mêmes variations sont observées sur les plans anatomiques, gonadiques, hormonaux et biologiques.

Plutôt que de les nommer toutes afin de créer des catégories, il serait préférable d’abandonner les catégories binaires suivantes: mâle/homme/masculin et femelle/femme/féminin.